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3-Trouble de stress post-traumatique

Définition :
Le trouble de stress post-traumatique survient à la suite d’avoir vécu un événement extraordinaire, soudain, anormalement troublant tel, une agression violente, un vol, une prise d’otage, un incendie, un accident voiture grave, etc.
En fait, lorsque l’individu vit, est témoin ou est confronté indirectement à un événement particulièrement traumatisant, il risque d’éprouver dans les premiers instants une peur intense, un sentiment d’horreur ou de désespoir. Par la suite s’installe une foule de symptômes spécifiques. Il peut y avoir une diminution de la réactivité au monde extérieur (détachement vis-à-vis les autres, perte du plaisir face aux activités auparavant agréables, etc.), le sentiment de revivre sans cesse l’événement (cauchemars, flash-back, souvenirs répétitifs et envahissants des émotions ou images reliées au traumatisme), de l’évitement (des personnes, situations ou activités pouvant éveiller les souvenirs), et d’autres manifestations comme la diminution de la concentration, trouble du sommeil, des sursauts exagérés, de l’agitation motrice, etc.

Les origines :
La réaction est peut-être la résultante de facteurs présents avant l’événement (facteurs prédisposants) comme des troubles mentaux, une fragilité biologique, une vulnérabilité, des abus physiques ou sexuels, des troubles de comportement à l’enfance et à l’adolescence, des stresseurs chroniques.

Elle est aussi la résultante des facteurs liés aux caractéristiques de l’événement (facteurs précipitants) comme l’intensité, l’imprévisibilité, l’incontrolabilité, la dangerosité et la proximité physique du facteur de stress.

Il faut aussi reconnaître les facteurs de maintien qui entretiennent la symptomatologie comme la vulnérabilité initiale de la personne, l’intensité et la gravité des manifestations, les croyances erronées, le discours intérieur inadéquat, l’anticipation, la fuite, l’évitement, les gains secondaires, les stresseurs chroniques, le type d’aide offert et la présence de séquelles.

Quelle aide recevoir en premier lieu ?
Une intervention rapide, de 24 à 48 heures si possible après l’événement traumatique est recommandée.
Premièrement en parler pour exprimer les craintes, les émotions, les inquiétudes et pour favoriser l’acceptation des réactions post-traumatiques. Dédramatiser, amener à voir l’événement dans sa dimension réaliste tout en ne minimisant pas son impact et son importance et faire ressortir les conséquences positives.

Si le problème persiste, la thérapie cognitive-comportementale jouera un rôle très utile en réduisant les comportements d’évitement et en modifiant la façon de voir la vie. L’utilisation de médicaments peut être requise pour quelques semaines seulement, mais, dans les cas sévères, peut-être nécessaire sur du long terme.

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Vous pouvez télécharger la version PDF imprimable : Les troubles anxieux (.pdf 140 kb)

 


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